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Dauphins de Risso - F. Bassemayousse
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L’impact acoustique des activités humaines sur les cétacés de Méditerranée
Le niveau moyen de bruit sous-marin a augmenté en moyenne de 15 décibels en 50 ans, dans le monde, principalement du fait du trafic maritime. De nombreuses autres activités acoustiques sont susceptibles d’affecter directement la vie des cétacés, et les sources sonores dont le niveau dépasse 230 dB peuvent avoir des conséquences durables sur leurs facultés, voire être mortelles. Parmi ces sources fortement nuisibles, on recense : les explosifs, les canons à air de prospection sismique, les sonars militaires ou commerciaux, les engins de forage. Pour un niveau de source donné, c’est en second lieu la distance qui conditionne le dérangement les dommages éventuellement provoqués aux cétacés : ainsi, de manière simplifiée, une source de niveau 240 dB entraîne la transmission d’un niveau sonore de 200 dB (dangereux) à un dauphin Tursiops situé à 100 mètres de là. En troisième lieu, la fréquence du son et sa durée sont aussi des variables significatives. En passant en revue les différentes catégories de sources sonores nuisibles et les 8 espèces de cétacés communes en Méditerranée occidentale, on est capable de dégager des éléments de doctrine d’emploi qui permettraient de minimiser le risque d’atteinte aux populations, dans les cas où l’utilisation de ces engins s’avèrerait indispensable. Ces notions mal connues d’acoustique sous-marine sont appelées à jouer un grand rôle dans la préservation future de l’habitat méditerranéen des cétacés, très exposé aussi sur ce plan.
Auteur(s) : A. Gannier
Université ou entreprise : Groupe de Recherche sur les Cétacés
Date : 2005
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