Depuis novembre 2002, le Parc national, avec l’aide de l’Association des Amis des Chats de Toulon, a procédé à la capture et à l’évacuation d’une quarantaine de chats errants, de Port-Cros vers le continent. La prolifération de ces félins, échappés de bateaux en escale puis nourris par certains habitants de l’île, devenait dangereuse pour l’avifaune insulaire : causant des dégâts avérés sur les petits passereaux ou les oiseaux de mer en période de nidification - les colonies de puffins en particulier en avaient beaucoup souffert : 15 puffins de Méditerranée, oiseaux rares et protégés, avaient été découverts morts début 2002… sans compter les proies non retrouvées … Les chats capturés au village de Port-Cros, mais aussi en forêt pour ceux redevenus plus sauvages, ont été rapidement transportés sur le continent. Là, ils ont été pris en charge par l’association toulonnaise ; ils ont été vaccinés, stérilisés, dorlotés et se réhabituent progressivement à l’homme ; certains ont même déjà été adoptés ; les moins farouches retrouveront bientôt une semi-liberté dans un espace boisé clos. Les habitants de Port-Cros ont bien sûr pu garder leurs chats, mais à certaines conditions toutefois : ils doivent être stérilisés et identifiés par un collier et ne pas excéder 3 animaux par foyer. Les oiseaux de Port-Cros respirent…pour quelque temps. Un suivi des populations de chats sera effectué pour assurer une protection durable de l’avifaune de l’île.
Nicolas CROUZET, garde-moniteur |