Théo van Rysselberghe le néo-impressionniste

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Théo Van Rysselberghe est un peintre néo-impressionniste belge qui, par un jeu de cadrage d'une fascinante frontalité, a le don de sublimer ces sujets.

Né le 23 novembre 1862 à Gand, une ville belge néerlandophone, Théo Van Rysselberghe est un peintre belge adepte du Libertaire. Il s’agit en effet, d’un courant anti-autoritaire qui prône la liberté absolue et le refus de toute contrainte. Comme la plupart des artistes, il avait sûrement besoin de liberté d’expression pour peindre l’indicible, et laisser libre cours à son imagination et n’imposer aucune limite à son art.

Après ses études artistiques à Bruxelles, Théo Van Rysselberghe voyage en Espagne, puis au Maroc entre 1884 et 1888 et fit des rencontres déterminantes qui influenceront son style pictural. Il découvre le néo-impressionnisme et ses œuvres en porteront la marque.

La technique picturale de Théo Van Rysselberghe repose, en effet, sur le divisionnisme. Variante du pointillisme et caractéristique de la peinture néo-impressionniste, le divisionnisme est une théorie picturale qui consiste à appliquer de petites tâches de couleur pure juxtaposées sur un support. Ainsi, le peintre oblige l’œil du spectateur à combiner les couleurs.

Mais à la fin du XIXe siècle, le pointillisme des œuvres de Théo Van Rysselberghe fait place à une composition à larges touches allongées. Il réalisa, à l’instar de ses contemporains George Seurat et Paul Signac de nombreux paysages marins.

A la fin des années 1890, il s’installe au Lavandou et fit construire au 19 de l’avenue de l’éponyme sa demeure en 1910 selon les plans de son frère architecte Octave Van Rysselberghe. Cette maison, rachetée par la ville de Lavandou constitue aujourd’hui un véritable patrimoine culturel et historique de la commune.

Au cours de son séjour dans le Var, Théo Van Rysselberghe s’est lié d’amitié avec de célèbres écrivains dont André Gide qui a lui aussi beaucoup séjourné sur l’île de Porquerolles. Les deux artistes ont été très proches et André Gide a même eu un enfant avec sa fille Elisabeth Van Rysselberghe.

Aujourd’hui, on peut admirer dans des livres illustrés par Théo Van Rysselberghe, des portraits mettant en valeur des êtres rêveurs sublimés par une subtile alchimie des couleurs qui contribue à transcender l’instant présent et à lui donner un caractère presqu’irréel.