Les îles d’Hyères et les îles du littoral provençal. Recherches sur leur peuplement de la Protohistoire au Moyen Âge

2013

Sites :

  • Autre
  • Hyères
  • Le Levant
  • Porquerolles
  • Port-Cros

Thème :

  • Sciences humaines

Type :

  • Article

Mots-clés: Côte provençale, îles, peuplement, histoire et archéologie

Les nombreuses îles qui jalonnent le littoral provençal ont été occupées par l'homme pour des raisons diverses que l'histoire et l'archéologie arrivent parfois à expliquer. Au-delà de la poésie qu'elles dégagent aujourd'hui, elles peuvent se révéler tour à tour accueillantes ou rébarbatives, espace de liberté ou véritable prison.

Il y a bien sûr ce que les textes nous apprennent sur les îles et que l'histoire a retenu en priorité. En fait l'archéologie a révélé les très nombreuses entreprises, souvent laborieuses, des hommes qui ont tenté d'en faire leur domaine, malgré le peu de ressources qu'elles leur offraient dès qu'une période de relative tranquillité ou de prospérité le permettait.Sur les îles de Lérins de superficie modeste, un sanctuaire du IIe siècle avant notre ère, une grande villa maritime d'époque romaine puis le célèbre monastère de Saint-Honorat frappent les esprits.

A Hyères, sur les îles du Levant et de Porquerolles qui sont les plus grandes de toutes, on trouve les gisements archéologiques les plus importants, mais leur occupation fluctue semble-t-il en fonction des événements qui affectent le continent proche et leur prospérité ne semble jamais vraiment acquise. A l'image de Lérins, elles accueillent des moines de l'Antiquité tardive, mais leur passage n'y a pas laissé de traces aussi évidentes et surtout on perd la trace de tout établissement religieux après le XIIIe siècle, alors que l'abbaye fortifiée de Saint-Honorat dresse toujours ses murs imposants face à la mer. Pour ce qui est des îles de Marseille, malgré leur superficie réduite et une topographie difficile, leur situation face à la colonie phocéenne en a fait, dès 600 avant notre ère, autant d'avant-ports et d'abris pour les bateaux sortant ou entrant dans la calanque du Lacydon.

On notera qu'une des raisons essentielles de la fréquentation régulière des îles est la pêche, notamment au thon dont les Marseillais étaient très friands. C'est ainsi que l'on peut expliquer la présence de plusieurs habitats, parfois de véritables villages de pêcheurs, à Riou, sur l'île Verte, aux Embiez et à Porquerolles.

Informations

Premier auteur
PASQUALINI, Michel
Éditeur
Parc national de Port-Cros
Nombre de pages
13
Nom de la revue
Scientific Reports of Port-Cros national Park
Référence
2013 - 27:53-65